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Mexique du 03 au 14 novembre 2015.

                                                                                                              Récit écrit par Yvette, merci grande soeur.

1er jour : mardi 3/11

Envol en direction de Mexico.

2ème jour : mercredi 4/11

Après une nuit dans une casita, départ pour le site de Téotithuacan , Cité sainte située à une 50km de Mexico, édifiée entre le 1 et le VII e siècle le VIIe siècle, lieux ou sont crées les dieux, se caractérise par les très grandes dimensions de ses monuments, dont les plus célèbres sont le temple de Quetzalcoatl et les pyramides du Soleil et de la Lune et par leur ordonnance géométrique et symbolique. Teotihuacan, l'un des plus puissants foyers culturels méso-américains, imposa son élan culturel et artistique dans toute la région, et même au-delà de ses frontières. Puis, visite dans une fabrique d’obsidienne, pierre noire, les vendeurs nous proposent de goûter une téquila

Retour à la casita pour un repas Tacos et route pour Mexico, visiter la basilique Notre Dame de la Guadalupe et visite du musée d’anthropologie intéressant mais après quelques heures nous commençons à être fatigué et ne plus trop écouter la guide, la fatigue et le décalage horaire se font sentir. Ouf, nous sortons du musée après une grosse pluie. 

Diner  afin de goûter « le molcajete albanil » (plat à base de différentes viandes accompagnées de cactus) et balade sur la place Garibaldi ou nous écoutons les Mariachis.

3ème jour ; Jeudi 5/11

Visite du Zocalo,  elle est une des plus grandes places au monde. Elle fut pavée avec des pierres provenant des temples et de palais aztèques. La cathédrale la plus grande des églises du continent, érigée à partir de 1537 selon un décret de Philippe II. Les matériaux sont en grés gris et marbre blanc. Les 3 nefs abritent de nombreuses chapelles ruisselantes d’or dont la chapelle du pardon. Elle s’enfonce de 8cm par an dans l’argile tendre qui formait autrefois le fond d’un lac de Texcoco et la nouvelle cathédrale œuvre d’un architecte mexicain avec un style contemporain. Le temple Mayor vestige de l’ancienne capitale Aztèque de Ténochtitlan, le reste de cette pyramide supportait 2 temples, l’un dédié au dieu de la pluie et l’autre au dieu de la guerre.

Nous devions aller visiter le palais national, hélas fermé pour cause de passage d’un personnage de l’état, la guide nous propose d’aller voir la grande boulangerie, surprise des gâteaux en grande quantité et des croissants énormes, nos gourmands ne peuvent s’empêcher de goûter. Puis balades dans les rues, nous passons devant « La casa de los Azulejos »(maison des faïences) ses murs sont recouverts de faïences polychromes utilisées à partir du XVIIe siècle. C’est un des plus vieux édifices de Mexico, il a été transformé en restaurant les clients sont servis par des femmes en tenues traditionnelles en haut de l’escaliers une très belle fresque d’ Orozco.

Repas et direction aéroport en direction de Tuxla, un vrai bazar avion en retard, mauvaises directions pour embarquement.

 4ème jour : vendredi 6/11

Déjeuner très matinal et départ pour une balade en canots à moteur dans le canyon du Sumidero, l’un des plus impressionnants du Mexique d’ ou l’on peut admirer les magnifiques gorges de pierres dont les falaises atteignent une altitude de 1000m et d’ une profondeur de 150m. Nous y croisons hérons blancs et gris, vautours, pélicans et crocodiles. Arrêt pour admirer cette beauté de la nature « le sapin » formé par des algues accrochées à la paroi verticale. Elles sont formées grâce à une petite chute d’eau située en haut de la falaise et dont les gouttelettes viennent lécher la roche, ce sapin fait environ 450m de haut.

Arrêt et visite du village de San Juan Chamula, l’utilisation des appareils photos est strictement interdite et des téléphones portables, si l’on ne respect pas ces mesures, nous risquons d’être sévèrement réprimandé.

A l’intérieur de l’Eglise de San Juan Chamula : En franchissant les trois arcs richement colorés qui encadrent la grande porte en bois de l’église, pas d’éclairage de la nef car ici il n’y a pas d’électricité, uniquement des bougies ... des centaines de bougies colorées dont les teintes varient en fonction de la nature de la prière et comme il n’y a pas non plus de bancs, les Chamulas que nous voyons et écoutons prier, en susurrant ou à voix haute, sont assis sur un carrelage tapissé d’aiguilles de pin et accompagnés d’ une poule qui sera sacrifiée à la fin de la cérémonie. A l’intérieur de l’Eglise de Chamula les sculptures des saints sont exposées dans des vitrines et sur leur poitrine se trouve un miroir destiné à éloigner le mauvais œil, ici, vous ne verrons aucune représentation du Christ car le Saint vénéré est San Juan (Saint Jean).

Repas typique chez l’habitant et  visite de San Cristobal qui se trouve dans une vallée fertile entourée de montagnes de l’état de Chiapas, ces indiens du Chiapas vivent selon leurs propres coutumes et sont reconnaissables à leurs vêtements traditionnels qui varient selon les groupes. Leur économie reste basée essentiellement sur l’agriculture, cependant ils viennent régulièrement vendre des objets artisanaux faits à la main et acheter au marché des objets de la vie quotidienne pour leur village.

Balade dans le marché et diner « brasero » très bonne soirée.

5 ème jour : samedi 7/11

Déjeuner matinal  et route en montagnes qui nous ferons passer en forêts de sapins et puis en  forêts tropicales  avec de multiples ralentisseurs qui oblige le car à rouler doucement.

Déjeuner et arrivée aux Cascades de Agua Azul en principe les eaux se colorent en bleu turquoise, hélas il a plu l’eau est marron dommage, mais beau spectacle que ces chutes successives.

 Déjeuner de poissons grillés.

Temps libre pour ceux qui désirent se baigner. Puis continuation en direction de Palenque.

6ème jour : dimanche 8/11

Départ matinal et déjeuner très copieux dans la jungle. Arrivée au bord du fleuve Usumacinta frontière avec le Guatemala. Nous embarquons sur des péniches à moteur pour le site archéologique de Yaxchilan perdu dans la foret, bâti au bord du fleuve qui a emporté plusieurs monuments. Pour entrer sur le site, nous passons par un labyrinthe obscur (lampe électrique obligatoire) abritant chauves-souris et de grosses araignées. La qualité des monuments rivalisent avec ceux des grandes villes, en fait un lieu de grande importance, les façades lisses ou décorées de sculpture sont couronnés de crêtes ajourées, comme celle du temple du soleil à Palenque. Trente stèles y furent découvertes, témoignant de l’influence de Tikal ainsi que les linteaux sculptés qui représentent des personnages et des inscriptions. Les textes abondants permirent de reconstituer en partie l’histoire de la dynastie régnante, celle des « Jaquars »  Cette cité Maya est très caractéristique par sa situation géographique  par sa végétation luxuriante qui l’entoure par endroit qui lui donne un aspect mystérieux.

Déjeuner et route pour Palenque.

7ème jour : lundi 9/11

Petit déjeuner encore matinal et visite du site de Palenque.

 Lors d’une restauration en 1999, les archéologues furent surpris par un mur qui « sonnait creux »: ils découvrirent un couloir qui desservait plusieurs cryptes. Dans l’une d’elles, un sarcophage de pierre gardait un corps de femme recouvert de cinabre (oxyde de mercure, d’où sa couleur rouge). Le visage était recouvert d’un masque mortuaire en jade et la tombe contenait de nombreuses offrandes en jade comme il était coutume de le faire pour les dignitaires. Aucune inscription ne permet actuellement de l’identifier: s’agit-il de la mère de Pakal ou de sa femme ? Elle reste connue pour le moment sous le nom de « Reine Rouge«.

 Le Temple des Inscriptions domine la Grand-Place au sommet d’une pyramide à neuf étages (les neuf niveaux du monde souterrain maya ou inframonde).Les cinq portes sont séparées par des piliers ornés de personnages en stuc. Elles s’ouvrent sur une salle rectangulaire qui communique avec trois pièces à l’arrière. A l’intérieur se trouvent trois tablettes couvertes d’inscriptions : le temple leur doit son nom. Ensemble, les tablettes forment un seul texte de 617 blocs glyptiques, un des plus longs que l’on connaisse du monde maya. Leur déchiffrement, qui se termina vers 1990, fournit des éclairages considérables sur la succession dynastique de Palenque.
 

Pour des raisons de conservation, l’accès à la pyramide est interdit depuis 2000 et l’on ne peut plus accéder à la crypte funéraire de Pakal; une reproduction de la tombe est visible au musée du site . 

Depuis le temple, un escalier qui était dissimulé par une dalle, l’espace est pratiquement entièrement occupé par le sarcophage de pierre couvert d’une dalle sculptée de 2 m sur 3 m, qui pèse 4t ! Sous la dalle, le sarcophage contenait les restes du prêtre-roi Pakal portant un masque de jade, devenu célèbre dans le monde entier, et entouré de nombreux bijoux de jade. Bien sûr l’identité du défunt  était inconnue au moment de sa découverte et ne fut révélée que bien plus tard, quand les glyphes ont pu être déchiffrés. En étudiant l’ensemble, on se rend compte que la crypte fut construite avant la pyramide qui la couvre et finalement avant le temple. C’est Pakal lui-même qui en initia la construction vers 675 et terminé par son fils Chan Balam II. Ce cas est unique dans la région maya: avant la découverte de cette tombe, on pensait que les pyramides n’étaient rien d’autre que des soubassements de temples.

 

Ce qui est connu sous le nom de « El Palacio » (le palais) est en fait une plate-forme de 100 m sur 80 m, haute de 10 m, sur laquelle on été érigés un ensemble d’édifices, appelés conventionnellement « maisons » et désignés par une lettre. Commencée sous les ordres de Pakal, la construction prit plus d’une centaine d’années, qui virent se succéder agrandissements et restructurations. Les archéologues ne s’accordent pas sur sa destination : bien que certains, comme son nom peut le laisser penser, le considèrent comme un ensemble résidentiel, d’autres pensent plutôt qu’il s’agit d’un complexe administratif ou de bâtiments à vocation cérémonielle.


Les bâtiments s’élèvent autour de quatre cours intérieures et communiquent par des couloirs voûtés et des passages souterrains, dont certains conservent encore les stucs d’origine. Celui connu sous le nom de « Maison E », fut consacrée en 654: son nom maya « Sak nuk naah » (grande maison blanche)  laisse supposer que, contrairement à la plupart des bâtiments mayas peints en rouge, celui-ci était blanc. Les archéologues pensent qu’il a joué le rôle de salle du trône à cause du panneau qu’on peut toujours admirer sur le mur du fonds, connu sous le nom de «Tablette ovale». Il s’agit de la représentation officielle du couronnement de Pakal, assis sur un trône en forme de jaguar bicéphale : on y voit sa mère Lady Sak Kuk lui offrir les attributs de son rang royal.
Elle aurait joué un rôle essentiel les premières années du règne et allait vivre encore 25 ans. On ignore pourquoi le père de Pakal, Kan Mo Hix, qui n’allait mourir qu’en 642 (27 ans après le sacre de son fils) n’a jamais joué de rôle clé.

 La Cour Est du palais, délimitée à l’ouest par la Maison C (consacrée en 661) et au sud par la Maison B (datée aussi de 661), forme un espace cérémoniel impressionnant, marqué par le triomphalisme militaire.
Sur l’escalier hiéroglyphique, qui célèbre cette victoire, une inscription relate la défaite de Palenque par Calakmul à la fin du VIe siècle. Reconnaître une défaite n’est ici qu’un moyen de souligner la revanche remportée sous le règne de Pakal
. Le trait le plus distinctif du Palais est sans conteste la tour de quatre étages, qui domine l’ensemble. En l’absence d’éléments d’architecture similaires dans le monde maya connu, il est difficile de définir avec exactitude quelle était sa fonction. Les archéologues pensent qu’elle servait d’observatoire. Tout ce qu’on sait, c’est que la tour a été ajoutée à l’ensemble sous le règne de K’inich K’uk Bahlam (après 764). Le dernier étage est une reconstitution, l’original s’étant écroulé.

 

Un dernier regard du haut du Palacio nous permet d’admirer une autre particularité du site : l’aqueduc souterrain construit entre le palais et le groupe des croix permettait de canaliser les crues du ruisseau « Otolum » et aussi de lui faire traverser la cité. Sur les 125 premiers mètres, l’eau circule à ciel ouvert, ensuite puis l’eau s’écoule de nouveau librement, formant de jolies cascades.

Départ pour Champoton, en descendant la plaine du Yucatan. Arrivée sur le golfe du Mexique à Sabancuy ou nous déjeunons en bordure de mer et temps pour la baignade et le ramassage de coquillages et route pour Campeche.   

Ville portuaire de l’époque coloniale espagnole dans le Nouveau Monde, elle a gardé son mur d’enceinte et son système de fortifications, mis en place pour protéger le port contre les attaques venant de la mer des Caraïbes.

Promenade au cœur de la ville  et diner.

8ème jour : mardi 10/11

Déjeuner et continuation vers Bekal, puis visite de l’atelier de fabrication des chapeaux   «  panamas», ils sont fabriqués à base de feuilles d’un palmier appelé «  jipi-japa ». Ces feuilles doivent être tissées dans l’ombre des grottes et ne doivent jamais être exposées au soleil. La production est essentiellement artisanale et familiale.

Continuation sur Merida, découverte du marché et visite de la ville (capitale du Yucatan), la cathédrale fut élevée au XVIème siècle avec des matériaux provenant d’ancienne construction Maya.

9ème jour : mercredi 11/11

Visite de la petite ville Izamal, ancien centre religieux consacré au dieu le plus important de panthéon maya, Itzamma créateur de l’univers. Son église fortifiée peinte en jaune vif se dresse sur les ruines d’un ancien site cérémonial Maya, et belle promenade en calèche.

Départ pour Chichen Itza et visite de la merveille du Mexique, pyramide à 4 pans surmontée d’un temple construit au sommet soit au total 364 jours. L’imposante pyramide appelée le «Castillo » est dédiée à l’une des plus importantes divinités maya » Kulkucan » le serpent à plumes. Cet édifice est le plus spectaculaire du site, plus petite que celle d’Uxmal. Ce monument est un calendrier, le nombre de marches correspond au nombre de jours du calendrier maya (360 jours), les 5 derniers jours de l’année réservés à la célébration de cérémonies seraient représentés par le temple au somment de la pyramide. Pour des raisons de conservation et de sécurité, il n’est plus possible de monter sur la pyramide. Les mayas possédaient une importante connaissance de l’astrologie, la précision de la construction de ce monument permet de prédire chaque équinoxe d’automne (22-23 septembre) et de printemps (20 mars). Sur la face exposée nord de la pyramide, le corps ondulé d’un serpent se dessine le long de la rampe de l’escalier grâce à un jeu d’ombre entre le soleil et les arrêtes de la pyramide jusqu’au prolongement des 2 grosses tètes de serpents au pied de l’escalier, le fameux Kulkucan.   

A quelques pas de la pyramide se tient le vaste temple des Guerriers et ses milles colonnes. Plus loin le grand terrain de jeu de balle, très impressionnant surtout sachant que les joueurs faisaient passer la balle de caoutchouc dans l’anneau. Autre phénomène acoustique, si l’on se trouve au milieu du terrain et que l’on frappe dans les mains, jusqu’à 7 échos peuvent revenir à nos oreilles. Hélas, pris par l’heure tardive, nous ne sommes pas allés jusqu’au cénote sacré, j’ai put le voir lors de mes visites dans les années précédentes, les mayas y jetaient de l’or et autre pierre précieuses, des jarres, des ossements humains (jetés mort ou vivant), personne n’a vraiment encore pu déterminer la raison de la présence de ces ossements. Comme son nom l’indique, c’est un lieu sacré une raison de plus pour ne pas avoir envie de s’y baigner. Autre monument le « Caracol » (observatoire) est aussi surprenant, ce lieu est dédié à l’étude astrologique et permettait aux Mayas d’étudier le mouvement des étoiles. 

Nuit dans une casita, avant certains préparent le diner du soir cuit  un peu à la façon « tahitienne », démonstration de danses folkloriques «  jaranas », les femmes dansent avec un plateau sur la tète puis certains essayent de décrocher la pinata.

10ème jour : jeudi 12/11

Avant notre départ plantations de 3 arbres afin de compenser le CO2 dégagé par notre bus, puis arrêt pour une baignade dans un cénote, puits naturel de 60m de diamètre et qui atteint une profondeur de 300m.

Il existe différentes formes de Cénotes dans le Yucatan

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Arrivée à Cancun en bordure de mer turquoise  et journée libre.

11ème Jour : vendredi 13/11

Matinée libre et départ pour notre retour sur Paris.         

A l’aéroport à Cancun, nous apprenons les attentats dans Paris.

12 ème jour : samedi14/11

Arrivée sur Paris, dans une triste atmosphère suite aux attentats de la veille.

Merci Yvette pour ce récit.


 Mon petit commentaire et mes appréciations:

Quelques photos pour illustrer ce beau voyage sur d'autres pages, nous avons découvert de grands et magnifiques temples.

Un pays méconnu, des gens charmants et accueillants, un guide aimant son pays et d’une grande efficacité.

Un des plus intéressant et grandiose par son histoire, un beau souvenir.

Un groupe sympa avec quelques personnes d’un grand sens de l’humour, j’ai bien ri.

Eliane